Techniques de scribouillarde

Vendredi 18 août 2006 5 18 08 2006 14:24

The Big bad Wolf! Ou le méchant de l'histoire, vous savez, celui qui vous donnait des cauchemars étant enfant, tout seul dans votre petit lit. (Oui, ca sent un peu le vécu!)

Dans les littératures de l'imaginaire, et dans la fantasy en particulier, le méchant est une figure indispensable. Vitale, essentielle! Vous vous imaginez, un héros sans duelliste, sans opposant, sans obstacles supposés être insurmontables! Avouez que soudain, ils paraissent plus pâlots à vous yeux. En bref, pas du tout crédibles.

Ce point établi, reste à déterminer votre méchant. Sans vouloir fustiger tel ou tel auteur (ce serait de la prétention mal placée), beaucoup ont néanmoins opté pour la solution "evil overlord génie/démon/dieu -cochez la case appropriée- qui s'est vu rétamer par le camp d'en face et privé de ses pouvoirs super géniaux pendant une bonne paire d'années". Jusqu'à ce que quelques milliers d'années plus tard, le danger menace à nouveau et qu'un gamin/petite fille... Vous connaissez la suite!

J'avoue que quand j'ai découvert la SFF, j'ai dévoré avec plaisir ces oeuvres. 

(Clin d'oeil perso à Gaby: si, si, même Feist!)

 

Cependant, au bout de quelques lectures, et malgré les variantes, j'ai commencé à me lasser de ce personnage maléfique sur lequel, au bout du compte, on n'apprend quand même pas grand'chose. A la limite, le pauvre a quelques brefs instants de réflexion avant que le héros ne le trucide, une ou deux paroles et tomber de rideau en ce qui le concerne. 

Vous l'aurez compris,  je ne suis pas très partisane de ce genre de "méchants". J'aime les personnages à dimension humaine, avec leurs côtés sombres, voire glauques, leurs motivations inavouées, qui les pousseront à agir de telle sorte avec telle personne... Bref, une partie sur l'échiquier de la vie et non pas un overlord ne faisant le mal que pour le plaisir du mal.

Bien entendu, c'est là mon opinion. Quant à vous, chers lecteurs, qu'en pensez-vous?  

 

P.S: A ce sujet, je posterai bientôt un article concernant THE auteur qui, à mes yeux, a parfaitement réussi ce pari. Et non, je ne serai pas le moins du monde objective ;-)            

Par Blackwatch - Publié dans : Techniques de scribouillarde
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Mercredi 23 août 2006 3 23 08 2006 12:38

Non, je ne veux point parler d'une quelconque dispute ou désagrément, simplement faire part d'une réflexion qui m'est venue à la lecture de nouvelles (Dieu sait si j'ai eu l'opportunité d'en lire, ces jours-ci!)

Avez-vous déjà remarqué comment certains écrits vous transportent dès les premières pages, alors que d'autres vous laissent sur votre faim, sans que vous puissiez en dire la raison? Cela m'est arrivé plusieurs fois. Après avoir réfléchi au phénomène (je parle bien sûr d'écrits de qualité, avec une intrigue et un style cohérents) je suis venue à la conclusion que l'une des raisons de mon engouement pour certains écrits provenait de l'ambiance, de l'atmosphère qu'un écrivain peut créer.

   Vous me direz, d'où provient cette ambiance? Comment la créer? Et surtout comment la reconnaître? Et je vous répondrais que c'est réellement une question de goûts et de sensibilité.

Certaines nouvelles, comme je l'ai dit, ont ce défaut (on le voit surtout chez les débutants) de ne pas laisser "respirer" leur(s) personnage(s), à savoir après l'avoir présenté de manière sommaire, on le précipite directement dans l'action. Généralement, cela s'accompagne de descriptions réduites au strict minimum et de dialogues... superflus. (Genre: comment ca va aujourd'hui, X ?)

Bien sûr, vous êtes libres d'avoir un autre avis, mon discours est subjectif. Personnellement, j'aime quand un (e) auteur (e) prend le pari de faire rentrer son lecteur dans l'esprit du personnage, de lui donner des indices quant à ses motivations. J'aime aussi les descriptions "accroche-coeur", celles qui vous prennent aux tripes car elles ont ce je-ne-sais-quoi qui attirent inexorbalement l'imagination. Naturellement, tout tient au style de l'écrivain. La musique des mots, leur rythme jouent un rôle crucial. Il y a aussi la manière d'amener les dialogues (j'entends des dents grincer !)

Un "comment ca va?" "oh moi très bien" s'avère inutile dans un contexte banal, quotidien (deux amis se rencontrant à la gare, par exemple) Par contre, si vous placez ce bout de conversation en pleine guerre de tranchées, naturellement l'effet produit est tout autre.

Je brosse imparfaitement quelques points essentiels; Néanmoins, instaurer une ambiance particulière dans ses écrits me semble vital, même nécessaire. C'est un pari dangereux cependant. Au lecteur de décider si oui ou non, il se laissera emporter dans votre univers...          

Par Blackwatch - Publié dans : Techniques de scribouillarde
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Mercredi 30 août 2006 3 30 08 2006 20:25

Depuis les hydres, dragons et loups gigantesques, que les héros, demi-dieux ou dieux se devaient de vaincre dans les mythes et légendes, les écrivains de l'imaginaire n'ont jamais cessé de donner vie aux monstrueuses créations de leurs esprits. Ca nous a terrifié et, plus tard, fait rire.

 

Cependant, je me demande maintenant ce que peut être un "monstre" viable, vous savez, le genre qui dérange, qui intrigue pendant une bonne partie du roman avant de nous surprendre. Bref, celui qu'on ne voudrait point croiser dans un bois, la nuit! Vous choisiriez une créature tout en muscles et en bave (genre ceux de Feist ou de Goodkind) ou... vous vous tourneriez vers quelque chose de plus anodin, de plus quelconque, qui, dissimulé sous son apparence, n'attend que le bon moment pour frapper?

 

Pas facile de se décider... Pour l'Eclatante, je n'ai créé, si l'on peut dire, qu'une seule race monstrueuse et, je l'avoue, j'ai opté pour la première solution. Non pas que mes créatures aient un double dentier impressionnant ou puisse cracher des boules de feu puissance mille. Cela n'aurait pas grand intérêt, à moins qu'on veuille glorifier les barbares/chevaliers/guerriers d'en face.

 

Néanmoins, est-ce là les seuls monstres de mon histoire?

 

Et non. On me disait récemment que chez Martin (voir article "Puis-je vous présenter...") il n'y avait pas de monstre. Peut-être pas au sens de Brooks ou Feist (désolée pour les fans de ces messieurs!). A mon sens, "Le Trône de fer" en regorge. Comme quoi l'habit ne fait pas toujours le moine!

 

Dur métier de nos jours que d'être un monstre ordinaire!    

Par Blackwatch - Publié dans : Techniques de scribouillarde
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Lundi 11 septembre 2006 1 11 09 2006 11:22

            Non, ceci n'est pas un faire-part de condoléances, ni le cri joyeux qui accompagnerait la fin de l'Eclatante. (Il y a encore du chemin à parcourir!) Je veux plutôt vous parler du dénouement, de la conclusion, quand vous vous apprêtez à écrire le mot "fin" au bas de votre nouvelle ou de votre manuscrit.

 

  On dit souvent que les nouvelles doivent être "à chute", c'est-à-dire une fin qui vous oblige à revoir toute l'histoire sous un angle complètement différent. C'est un genre qui s'y prête bien, il est vrai. Néanmoins, pour obtenir un tel dénouement, il faut que celui-ci soit à la fois logique et surprenant. Logique, car s'il arrive de nulle part, sans que vous ayez disséminé des indices tout au long de la lecture, le lecteur va se trouver perdu, paumé dans cette histoire qu'il ne comprend plus. Et surprenant en même temps, car cette fin ne doit pas être devinée par le lecteur dès la fin du premier paragraphe. Ca a l'air élémentaire ainsi détaillé, mais la pratique se révèle plus difficile.

 

Un joli exemple de nouvelle à chute, c'est "Sabrina", écrite par une écrivain du nom de Ness, dont j'aurai l'occasion de reparler à l'occasion. Vous pouvez trouver cette nouvelle dans la deuxième anthologie de "Plume  à la Main", dirigée par Miss GabrielleTrompeLaMort, pseudonyme bien connu!

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Perso, je ne suis pas très fan des nouvelles à chute. J'aime les dénouements logiques, mais pas forcément "coup de théâtre". J'ai essayé pourtant avec la nouvelle envoyée aux Songes du Crépuscule, nous verrons ce que ca va donner!

 

En bref, je réfute un peu la thèse selon laquelle une nouvelle doit se finir par une conclusion surprenante, voire ahurissante. Certes, certain(e)s y excellent, mais ce n'est en aucun cas une règle. Savoir faire rogresser son récit, oui. Mais le torturer en vain pour que le lecteur puisse écarquiller les yeux devant la conclusion, certainement pas. Je laisse ce soin à d'autres!  

Par Blackwatch - Publié dans : Techniques de scribouillarde
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Mercredi 13 septembre 2006 3 13 09 2006 15:46

Comme Syven m'a demandé hier le fonctionnement du comité de lecture dont je fais partie, je m'exécute!

Je parle du comité de lecture de CeZaMe , pour lequel je me suis portée volontaire, d'abord parce que la ligne éditoriale m'intéressait, que l'équipe est bien sympathique et enfin, car j'avais envie de passer de l'autre côté du miroir.

J'ai lu les textes de l'AT "Ouvre-toi!" ( si, si, tous!) et je lis actuellement d'autres projets...

Pour "Ouvre-toi!", chaque texte était envoyé aux membres de comité de lecture, qui rendaient ensuite leurs avis dans une partie cachée du forum. Chacun était libre de lire ou non l'avis de son collègue, et chaque lecture venait ensuite grossir le récapitulatif, dans lequel nous indiquions si oui ou non, on trouvait le texte approprié pour l'anthologie. Ensuite, le tableau fut envoyé aux Cezame Ladies, qui durent faire un choix bien difficile...

 

A mes yeux, cette expérience s'est avérée très enrichissante. Lire une nouvelle pour une bêta-lecture et lire une nouvelle pour un comité ne s'avère pas du tout la même chose. Car cette fois, naturellement, l'auteur est absent, la nouvelle, anonyme. Et on s'exprime parfois de manière bien différente.

 

Ca m'a permis de dénicher de petites perles parmi les 111 textes, de découvrir des auteurs inconnus auparavant (certain(e)s se reconnaîtront), de retrouver des plumes auxquelles j'étais habituée, ainsi que d'aiguiser un peu plus mon sens de la critique ainsi que ma propre vision de l'écriture. Des textes m'ont fait rire (dont un qui sera dans l'antho), d'autres m'ont beaucoup ému. Et certains, c'est inévitable, ont donné lieu à des débats, ma foi, assez passionnés...

 

En conclusion, je pense que le résultat achevé va se révéler d'une grande qualité!

 

Quant à certains projets actuels... wait and see!      

Par Blackwatch - Publié dans : Techniques de scribouillarde
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L' Eclatante : fantasy antique (en cours de rénovation - 312 424 signes)  

Oak : fantasy urbaine, one-shot (en cours d'écriture) : 350 129 signes

 

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