Bon j'avoue, c'est un constat quelque peu pessimiste. Néanmoins, quand on se lance dans ce domaine vaste et complexe qu'est l'écriture, on ne sait jamais sur quel pied danser. Parfois, on saute si haut qu'on pourrait atteindre les nuages... et parfois on dégringole sans ménagement du nuage d'où on rêvait. Inutile de pester ou de se plaindre, ce sont les règles du jeu. Une seule solution: se remettre en selle, toujours et a-van-cer! Aussi quelques maximes pour commencer:
* les histoires les plus simples sont toujours les meilleures
Un peu péremptoire, me direz-vous? Peut-être! Toujours est-il qu'à partir d'une réflexion, issue d'un forum dont je tairai le nom (un autre grand projet à présenter d'ici peu!), je me suis dit qu'effectivement, à moins d'être un écrivain chevronné (Hommage spécial à George R.R Martin, le maître ès diaboliques intrigues et autres complots tortueux!) il fallait mieux se contenter d'une ou deux intrigues principales pour un roman, une novella, etc.
Pour une nouvelle, vu sa taille, vous n'avez guère la possibilité de mettre en scène vingt personnages, avec vingt intrigues! Ca peut sembler évident, de prime abord, mais il s'agit d'une faute commise assez souvent.
Inutile non plus d'alourdir votre intrigue avec mille rebondissements et péripéties. Car, croyez-le ou non, vous n'êtes pas maître de vote oeuvre! Eh non, plus on invente, plus mille détails inaperçus, voire insoupçonnés, se glissent dans vos pages. Au final, vous avez une série de "portes", de "fils conducteurs" qui demeurent inexploités, faute de place. Et votre lecteur de vous demander avec insistance la raison de tel ou tel évènement, que vous êtes bien en peine d'expliquer!
Bref, autant faire simple. Attention, cela ne veut point dire simpliste. Un dénouement qui s 'annonce des pages à l'avance sera taxé au mieux de peu original.
Il y a donc un véritable équilibre à respecter dans la construction d'une nouvelle, harmonie qui est peu facile à mettre en oeuvre.
* C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes
Là j'avoue, c'est un peu plus personnel. Cependant, il est parfois surprenant de constater que notre imagination peut rester froide devant tant de sources modernes d'inspiration et s'embraser soudain face à un vieux "machin", qu'on n'aurait pas regardé en temps normal.
Grâce à ARTE (non encore formatée par l'audimat ) j'ai pu voir un vieux film, "Les Enfants du paradis". Si l titre ne vous dit rien, c'est assez normal, vu la date de la réalisation! Même s'il est un peu longuet, le scénario est touchant et la gouaille d'Arletty (Atmosphère! Atmosphère!) toujours présente. Bref, tout cela pour parler d'une scène qui m'a vivement intriguée: l'instant où un des personnages, un mime, jouant le rôle du Pierrot, éternel amoureux malheureux, se transforme subitement en assassin. Pas de quoi fouetter un chat!
Certes. Mais la transformation subite du mime, tout cela sans aucune parole, m'a intriguée. Allez savoir, il sera peut-être le début d'une nouvelle pour l'AT 2 d'Azimut "Lui aux multiples visages..."