Mardi 10 juillet 2007

Un passage éclair. Non, comme le dit si bien le titre, je ne suis pas encore prête à sortir définitivement de la Toile.

Pour parler de choses plus privées, sachez juste que j'ai commencé mon job il y a peu. Et forcément, il y a de l'adaptation. Surtout au matin, d'ailleurs. Mais j'apprécie le changement! Et le panorama est tout simplement... wow de mon bureau. Donc moins de temps pour traînailler sur les forums et autres blogs, mais je me rattraperai le week-end.

Comme je me rattraperai pour "Oak" d'ailleurs.

 

Et petit mot de fin (sans aucune autre raison, simplement fan de cette chanson!)

[...]

On oubliera les chaînes.

De nos vies qui se traînent.

On oublie quand même.

Mais il est une chose à laquelle.

Nous resterons fidèles...

[...]

Par Blackwatch - Publié dans : Billets d'humeur
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Mercredi 27 juin 2007

Voici le premier tome des "Contes Myalgiques" de Nathalie Dau (récemment gagnante du prix Merlin avec sa nouvelle "le Violon de la Fée" qui est aussi publié dans ce recueil) et première publication de la jeune maison "Griffe d'Encre" que j'ai pu pleinement savourer!

Résumé:

Il était une fois... des récits fantastiques qui empruntaient au patrimoine folklorique mondial et à la mythologie incisive de leur conteuse. Comme ils aimaient les belles histoires, ils se marièrent et enfantèrent un beau recueil.
Laissez-les vous convier à un voyage entre ombre et lumière, où le merveilleux se mêle à l'affliction, où les épreuves forgent des âmes de miel comme de fiel.
Qu'ils soient issus de légendes indiennes, sibériennes, celtiques ou provençales, ces contes vous enchanteront et vous terrifieront, vous apaiseront et vous lancineront.
N'espérez pas sortir indemne d'une plongée dans l'imaginaire de Nathalie Dau : ses créatures féeriques ne vous veulent pas que du bien.

Un livre à l'apparence très soignée (admirez la couverture, Magali Villeneuve n'a pas son pareil pour vous mettre l'eau à la bouche!), une forme impeccable, ce sont déjà de très bons points pour commencer.

Quant au contenu (dix nouvelles, un poème et une postface de Jean Millemann) j'ai réellement apprécié la diversité des univers rencontrés dans ce recueil. On y voyage énormément, des jungles indiennes aux caps bretons en passant par le grand Nord. La plume de l'auteur est très poétique, très réaliste également. Nathalie Dau sait disséquer au scalpel  nos émotions les plus inavouables et les restituer, avec un pli ironique, voire cynique, dans ses nouvelles. Elle s'égare aussi du côté humoristique comme pour l'hilarant "Faux pas" tout en nous confrontant à nos préjugés. La plume se fait aussi violente, crissante sur le papier quand elle dénonce avec "Lucine" et "Aenor" notre rejet face à l'inconnu.

Mes coups de coeur ont été divers : j'ai apprécié la sombre "Lucine" comme le divertissant "Faux pas". "Demain les trottoirs" m'a fait sourire comme ces masques de comédie, pleurant d'un côté et riant de l'autre. Et j'ai retrouvé avec plaisir "Le Violon de la fée" qui nous conte avec douceur les péripéties d'un violon enchanté.

Toutes les nouvelles ne peuvent se décrire en ces quelques mots. Aussi je vous invite à plonger dans ce recueil. Au risque de ne pas en sortir de sitôt!     

Par Blackwatch - Publié dans : Lecture
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Vendredi 22 juin 2007

Je ne parle pas ici de l'intrigue, mais bien du ou des lieux où elle se situe.

Ca me désole toujours de voir dans certains romans la problématique du lieu et ce qu'il peut offrir au fil directeur, traitée à la légère. Un bout de description par-là, un brin d'exotisme par-ci et hop! le tableau est dressé. Certains reculent devant la tâche de l'univers imaginaire, quitte à laisser des pans entiers terra incognita. D'autres repompent sur des modèles largement exploités (le fantastico-médiéval par exemple) et promènent leurs persos sur des sentiers balisés, se contenant de cueillir ici et là une fleur bizarre au passage pour "faire mieux".

 

Bref, si l'écrivain d'imaginaire peut se révéler en théorie bâtisseur d'univers, en pratique, il en va parfois tout autrement. Pourtant, le défi de l'univers vierge à l'écrivain n'est pas innocent : il peut même se révéler très utile à l'intrigue. Ce sont les mille et un détails du monde exploré qui ajoutent une touche de réalisme à l'histoire, qui servent si bien les personnages. D'ailleurs, que ce soit les us et coutumes, traditions ou particularités de la ville de X ou du continent Z, ils jouent bien souvent un rôle important dans l'intrigue.

Exemple concret dans un monde imaginaire : ceux qui ont lu "les Lions d'Al-Rassan" de Guy Gavriel Kay me diront que l'auteur s'est largement basée sur l'Espagne encore partagée entre villes arabes et Reconquista catholique, ce qui est vrai. Néanmoins, son parti pris a été de ne pas simplement faire une décalcomanie de ce monde et de son type de vie, mais bien d'y ajouter une touche personnelle. Là survient la pierre d'achoppement: comment définir cette touche ? Serait-ce l'épisode du carnaval dans cette ville au bord du lac, où les masques servent souvent de révélateurs de passions ? Ou encore certaines expressions dans la bouche des héros ?

Le point le plus difficile, c'est d'admettre que cette "touche" ne s'explique pas. Qu'on la définisse par "la patte" de l'écrivain, qui en réalité comprend nombre de choses, la crédibilité de l'univers en fait nécessairement partie. Ce qui est sûr, c'est que vous la sentez directement en refermant le livre.

Autre exemple : Jasper Fforde et son "Affaire Jane Eyre" partagé entre intrigue policière et uchronie déjantée. Le monde est très proche du nôtre, mais a élevé la littérature presque au rang de religion. Ce qui caractérise le monde de Fforde, ce qui lui donne de l'épaisseur, ce qui fait qu'on y croit enfin est ici (en partie) les constantes allusions à des oeuvres littéraires anglophones: Shakespeare, Dickens, Brontë...

Et l'auteur évite ici un écueil majeur: c'est "au nom du réalisme" débiter une tranche d'histoire littéraire qui serait fatal au pauvre lecteur. Les références ici exposées pasent dans des dialogues, des allusions dans le monde et même... des machines! Exemple: quand les personnages discutent des théories diverses sur l'identité de Shakespeare !

Ce sont bien sûr des exemples assez extrêmes, mais ils dénotent une chose : qu'il ne suffit pas de se muer en guide touristique ou en prof de littérature pour donner une consistance à son univers. Sans tomber dans les stéréotypes et autres préjugés, il faut caractériser son monde, son univers et même la société. Et les personnages nous deviennent soudain très proches.

Pour qui "travaille" dans notre monde réel, les enjeux sont autres. Pour reprendre mon humble exemple, j'ai choisi Londres comme théâtre d'opérations. L'écriture a donc certaines contraintes: certes on peut se jouer de la réalité, mais jusqu'à un certain point. Et c'est encore plus difficile pour qui situe son intrigue dans le passé ( ce n'est pas Syven qui dira le contraire!)     

Si je veux respecter ces règles, il faut donc connaître très bien la ville en question. Et on ne l'acquiert pas nécessairement dans les guides de voyage, par exemple. J'ai commis l'erreur de me muer l'espace de quelques paragraphes en véritable guide lors d'une course-poursuite. De mon point de vue, c'était l'occasion rêvée pour décrire la ville. Du point de vue de ma bêta-lectrice, cela rompait tout suspense.

 

Naturellement, après coup, je me demande "Comment j'ai pu passer à côté !".    

En conclusion, le scribouillard, que ce soit dans un monde imaginaire ou le nôtre ne doit pas seulement se révéler bâtisseur, mais également conteur. Conteur de ces mille et un riens qui rendent l'univers unique aux yeux du lecteur. Je pourrais encore citer Hobb, qui dans son "Assassin Royal" réussit en révélant un nom de duché, à nous dire son appartenance politique, Martin et son "Trône de Fer" qui caractérise si bien son univers ou encore Rowling et ses fabuleuses inventions, que ce soit à Hogwarts ou encore à Londres précisément.

Par Blackwatch - Publié dans : Techniques de scribouillarde
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Mercredi 20 juin 2007

Enchantement:

1) Action d'enchanter, de soumettre à un pouvoir magique; procédé employé à cette fin.

[...]

2) Ce qui charme, suscite un plaisir extrême.

[...]

3) Etat d'une personne enchantée. Ravissement, émerveillement."

(Source: Larousse)

"En réalité, l'accélération, le ralentissement ou l'immobilisation du temps en Féérie est toujours le fait d'un enchantement. Ainsi, dans les palais des elfes, parfois le temps s'arrête, et les mortels qui s'y trouvent enfermés demeurent figés pour l'éternité dans la pose qu'ils avaient adoptée lors de leur enlèvement par les Bons Voisins." 

(Source: "Fées et Elfes" d'Edouard Brasey, pages 65 - 66)

Comment, dès lors, voulez-vous résister ?  ;-)

Par Blackwatch - Publié dans : Oak
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Lundi 18 juin 2007

Des photos de la terreur (pour situer, plus de 80 cm du nez à la queue -la demoiselle gigotant comme pas permis, on en restera aux approximations ! et près de 4 kilos!)

 

Perchée sur le vieux portique, un endroit interdit à ses patounes car 1) bois en mauvais état et 2) boulons maxi dépassant. Mais bien entendu, c'est un plaisir d'y monter et de voir les humains en bas s'agiter!

 

 

 

 

Et en mode "pelisse pour l'hiver" (Plus besoin d'écharpe!)

 

 

 

P.S:  Aucun animal n'a été maltraité pendant ces prises. On ne peut pas en dire autant des proprios!

Par Blackwatch - Publié dans : Billets d'humeur
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