Samedi 16 juin 2007

Pour faire plaisir à Sam qui me l'a gentiment refilé...

Les "tagués" doivent écrire sur leurs blogs 7 choses à leur propos ainsi que ce règlement. Vous devenez ensuite tagueur et devez taguer 7 autres personnes et les énumérer sur votre blog. Vous laissez alors sur les blogs de ceux que vous souhaitez taguer un commentaire leur indiquant qu’ils ont été tagués et les invitant à lire votre blog…


Attention! Pour les allergiques des chats, il vaut mieux passer votre chemin!

Horaire général du samedi

 

1) 7h30. Miaulement discret, puis tonitruant derrière la porte de la chambre. Première tentative de réveil de l'occupante actuelle du lit, c'est-à-dire myself. Ce n'est pas gagné.  

2) 9h30. Une âme charitable ouvre la porte, l'animal fonce sur le lit. Piétinement sans aucune pitié de l'humaine. Quand celle-ci, après nombre de râleries, s'est enfin levée, occupation stratégique du lit.

3) 11h30. Lent réveil de l'animal. L'estomac gargouille. Recherche de l'humaine, en train de pianoter sur le clavier. Occupation stratégique du clavier. Et si l'humaine reste bouchée, squattage des genoux.

4) 13h30. Visite du jardin. Un merle passe. Transformation de l'animal en statue de pierre. Le merle disparaît derrière un buisson, on le suit avec toutes les ruses du chat en chasse. On fait la sourde oreille aux cris de l'humaine car on piétine les plate-bandes. L'humaine s'avance, le merle s'envole, le chat est dépité.

5) 15h30. Retour à la maison. Re-squattage du lit après qu'on en ait expulsé l'humaine, qui faisait une sieste.

6) 18h30. Horreur! L'humaine prend le peigne, cale le chat sous le bras. Au premier coup de brosse, miaulement furieux. Au deuxième, grognement proche de celui d'un pit-bull. Conclusion: trois touffes de poil sur le peigne et deux griffes en plus sur les mains de l'heureuse propriétaire.

7) 21h30. C'est l'heure du jeu! On bondit partout à la recherche d'un mulot imaginaire, nonobstant le fait que l'humaine regardait tranquillement le film. Râleries générales. On finit par se planter sur les genoux, l'air satisfait, alors que le générique de fin défile sur l'écran.

P.S: à part ça, on s'adore!   

Passage du meme à Roanne, Syven, Beorn, Alsem, Baldwulf, Utika  et à ceux /celles qui voudront!  

Par Blackwatch - Publié dans : Billets d'humeur
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Jeudi 14 juin 2007

Il y a parfois de ces circonstances qui vont plongent, sans même y penser, dans des projets dont on ne soupçonnait même pas l'existence.

Par exemple, sur le forum de Cinquième Saison (qui sort d'ailleurs sa première anthologie, brillamment illustrée par Mélanie Delon - allez jeter un oeil !) un sujet s'est ouvert quant à l'influence, sur l'écriture, de films particulièrement appréciés. Il est certain qu'un scribouillard va prendre son inspiration à des sources très diverses.

Et un des exemples les plus connus est peut-être le pari délirant de Peter Jackson de porter "le Seigneur des Anneaux" sur grand écran. Pari qui en a inspiré plus d'un, de scribouillard ! Quant à ses conséquences, elles ne sont pas toujours très heureuses, mais c'est un autre débat.

Bref, il est certain qu'envahis comme nous le sommes par les médias de tout poil (TV, cinéma, Internet, etc) nous ne pouvons qu'être inspirés par ceux-ci. L'écriture peut-elle s'en ressentir ? Sur une nouvelle, j'aurais tendance à dire que oui. Mais sur une oeuvre de plus longue haleine, ceci mérite réflexion. Car comme l'a très justement dit un des intervenants sur ce forum, l'écriture d'un roman n'est franchement pas similaire à celle d'un scénario, ne serait-ce par exemple, qu'au niveau du découpage des scènes.

Maintenant, il est quasi certain (en tout cas, chez moi je l'observe) qu'on ne peut s'empêcher de "visualiser" la scène qu'on va écrire. Voir à l'avance, par exemple, les visages de deux amis se disputant ou tout simplement la pluie s'abattant sur une voiture de luxe, en plein Londres, aide beaucoup à écrire ensuite cette scène.

 

Pour en revenir à mon petit cas personnel, j'aurais tendance à dire que la genèse de Oak tient à une seule image (certes bien aidée par l'intitulé d'un AT) : une femme assise à califourchon sur une chaise, plantée devant l'horloge et observant son tic-tac. Après, bien entendu, on peut broder, partir dans diverses directions (je ne m'en suis pas privée d'ailleurs!). Mais cette image m'est toujours restée en mémoire. Elle m'a aidé pour la rédaction de la nouvelle, qui n'a d'ailleurs pas été retenue. Mais peu importe : car elle m'aura donné l'impulsion première, celle de poursuivre les aventures, certes bien différentes, de cette femme attendant impatiemment devant l'horloge.

En conclusion, on est parfois très loin de s'imaginer le pouvoir des images sur notre imagination.     

Par Blackwatch - Publié dans : Techniques de scribouillarde
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Dimanche 10 juin 2007

Avec ses 321 699 signes actuels (le bébé commence à peser lourd) Oak vient d'enfoncer l'Eclatante, sa soeur aînée ! (Du moins la première partie intégralement rédigée, celle-là).

Ah ces cadets!

Il faut dire qu'après une dizaine de jours de paresse, il était temps de s'y remettre! Mes poignets d'ailleurs s'en ressentent. Et je commence à me dire que 500 000 signes pour "Oak" au total ne se révèleront pas suffisants...

En attendant, petit extrait, brut de décoffrage (You're warned!)

                                               *************

La première nuit s’était révélée éprouvante pour la dryade. Inconsciemment, elle avait tant espéré de cette rencontre, après tant d’années de séparation, que l’indifférence générale la frappait au cœur. Avoir subi la traque du Limier, son emprisonnement, la torture du fer et celle, plus insidieuse, de l’obscurité, n’était rien face à cette apathie générale de son peuple.
Tu t’étais donc crue un nouveau  Moïse…
Mais cette nuit-là, Oak n’avait plus trouvé le courage de rire d’elle-même. Elle s’était couchée sur le sol de béton, refusant l’abri factice des arbres et les chants artificiels des oiseaux. Le contact du sol, froid et dur, l’avait un peu rendue à elle-même. Un instant les larmes de sève avaient menacé de poindre, elle les avait refoulées. Elle ne pleurerait pas dans ce piège de béton. Oak s’était refermée sur elle-même, bercée par une musique étrangère à ce lieu. Car bien loin de Londres, des Cours, chantait toujours le chêne solitaire, veillant sur la maison aux abeilles.
 
Ce matin, Oak s’était donc réveillée au bruit de cette ruche malade, emplie d’un fol bourdonnement qui enivrait les sens et les détraquait. Le bordel ressemblait à une machine emballée, dans le ventre de laquelle des manœuvres imprudents avaient jeté trop de coke. Elle prenait de la vitesse, accélérait son rythme jusqu’au maximum, jusqu’au point de non-retour, où seule l’attendait la destruction. Mais tous n’entendaient que la musique effrénée du lieu, son tapage joyeux sans percevoir la menace sourde, qui ouvrait les yeux en même temps que la dryade, étendue sur le sol de béton.
Par Blackwatch - Publié dans : Oak
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Samedi 9 juin 2007

Un des défauts récurrents dans les romans (notez que je n'ai pas dit "de débutant") , c'est le non-respect de ce principe assez difficile à maîtriser du "show don't tell". En résumé, montrez sans dévoiler. Ca vous semble contradictoire ? Passons à la pratique...

Entre dire "X était pétrifié de terreur, il ne pouvait plus bouger"

et

"X s'arrêta, haletant. Il essuya son front trempé de sueur. Ses jambes refusaient de lui obéir, malgré le bruit, toujours plus proche, des pas du monstre..."

Il y a une grande différence. dans la premier extrait, vous décrivez platement, presque cliniquement une situation. Dans l'autre, vous décrivez toutes les émotions de ce pauvre X. Ce qui conduit logiquement le lecteur à penser que X n'est pas à la noce, bref qu'il a la peur de sa vie.

Ce qui impressionne plus le lecteur est bien sûr la découverte de la situation, mais également les conclusions qu'il peut en tirer de lui-même, sur X et la situation de celui-ci.

Qui n'a jamais été suspendu au moindre mot d'un thriller, qui n'a jamais tremblé devant une péripétie particulièrement sombre du héros, qui n'a pas poussé un soupir de contentement devant la réunion, à la fin du livre, de deux amants ?

Bref, ce sont là les émotions que tout scribouillard voudrait faire passer à ses lecteurs. Le problème est de savoir comment en arriver là. Et comme d'habitude, tout réside dans le traitement.

Si l'on reprend un exemple, le principe du "show don't tell" est semblable à l'éclairage d'une lampe.

A son maximum, elle éclaire crûment les objets, il n'y a plus aucun mystère quant à leur nature ou leur forme. Mais si vous augmentez graduellement la lumière, que vous révélez la pièce degré par degré, c'est un jeu de cache-cache pour le lecteur et automatiquement, son imagination se développe, gagne de l'ampleur. Là, au milieu de la pièce, quel est cet objet ?

 

Il en va de même en écriture. C'est la faculté de surprendre le lecteur, de pouvoir le mener de lui-même à formuler la ou les conclusions s'imposant quant au récit. Qu'il se dise "Eureka" ou qu'il se dise "Mais c'est bien sûr! Elementaire...", le scribouillard a alors réussi son pari.

Il convient donc, pour arriver à ce résultat, de créer une atmosphère, une ambiance propre au roman. Exercice très difficile qui ne s'acquiert pas du premier coup. Et en second lieu, d'éviter les constatations que votre lecteur avait déjà formulée en son for intérieur dix pages auparavant.

 

C'est au prix de mille petits détails que le principe du "show don't tell" s'élabore et se développe. Sans aucun doute pour le plaisir de vos lecteurs!     

Par Blackwatch - Publié dans : Techniques de scribouillarde
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Mardi 5 juin 2007

Résultat d'un voyage en train à la capitale, (et aussi pour masquer ma coupable flemmardise sur "Oak". Plus aucun signe supplémentaire depuis la semaine dernière!) petite réflexion!

 

Avantage ou non, la Belgique est trilingue. Mais, à part pour le petit Poucet germanophone, perdu dans la région d'Eupen, une jolie (!) frontière linguistique s'étend de part et d'autre du pays. Il faut dire que nous aimons tracer des délimitations, que ce soit au niveau fédéral, régional ou communautaire. Mais comme la frontière linguistique a déjà fait couler pas mal d'encre et continuera à le faire, autant en parler.

D'un côté donc, la partie néerlandophone du nord, de l'autre, la partie francophone au sud. Il existe bien entendu des exceptions (qui ont suscité moults prises de bec en leur temps)  mais résumé sommairement, voilà la situation.

J'ignore celle dans les autres pays bilingues, voire polyglottes en Europe (en Suisse par exemple) ou ailleurs. A l'échelle belge, en tout cas, c'est parfois ressenti comme une épine dans le pied, voire un prétexte tout trouvé pour des propos limites, voire nauséabonds. (Certains "ministrables", élections ce dimanche oblige, ne s'en sont d'ailleurs point privés!).

A moins d'adopter comme sien le point de vue de d'Artagnan ("Vingt Ans après") sur le néerlandais: "Et il ose appeler ça une langue!" on échappe quand même difficilement à ce bilinguisme. 

Et d'ailleurs, ca m'a rappellé quelques souvenirs...

Les comptines apprises enfant : "Een, twee, drie..." (Un, deux, trois"

Le trilinguisme international parfois surprenant quand vous appelez un call center : "Bonjour, Goeiedag, how can I help you ?"

Le schisme entre certaines annonces d'emploi (parfait bilingue exigé!) et la réalité sur le terrain (notamment quand on déplore le manque de volonté de la partie francophone à apprendre le néerlandais. Mais j'y reviendrai)

Les effets de manche de certains politiques: "Tous bilingues à la sortie du bac!" et une fois de plus la réalité sur le terrain.

Les visites au zoo d'Anvers ou au parc de Plankendael quand haute comme trois pommes, on regarde d'un air bizarre le monsieur qui vient vous parler en une si étrange langue.

Les panneaux, publicités, annonces des transports publics et autres dans les deux langues nationales à Bruxelles (quand "Brussel-Zuid" littéralement "Bruxelles-Sud" devient "Bruxelles Midi")

La honte aussi quand vous avez affaire à des néerlandophones qui font l'effort de vous parler en français...

Le joyeux saupoudrage néerlandophone dans le brusseleer typique : "Allez jong!" (A dire bien sûr avec l'accent improprement appelé belge et bien connu au-delà des frontières)

Bref, la situation paraît certainement complexe à des yeux étrangers. Elle l'est. Mais sans doute moins que certains voudraient nous le faire croire. Bon gré, mal gré cette cohabitation nous a donné un contexte culturel unique. Il serait dommage de le supprimer au nom de... Au nom de quoi déjà ? D'efforts de chaque côté de la "frontière" ? (Ce pourquoi les francophones semblent souvent mauvais élèves!) De communication ?

On peut toujours rêver !  

        

Par Blackwatch - Publié dans : Billets d'humeur
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Texte libre

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Projets: 

L' Eclatante : fantasy antique (en cours de rénovation - 312 424 signes)  

Oak : fantasy urbaine, one-shot (en cours d'écriture) : 350 129 signes

 

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